📌 La Chine se venge des droits de douane imposés au Mexique en annonçant une enquête antidumping sur les noix de pécan – Cryptopolitan.
La Chine a ouvert une enquête commerciale contre le Mexique après avoir imposé de nouveaux droits de douane sur les produits chinois.
L’enquête comprend une procédure antidumping contre les exportations mexicaines de noix de pécan vers la Chine.
Le Mexique augmente les droits de douane sur plus de 1 400 produits sous la pression du président américain Donald Trump.
La Chine a lancé une enquête commerciale directe contre le Mexique après que le pays latino-américain a annoncé de nouveaux droits de douane sévères sur les importations chinoises.
La décision a été prise jeudi lorsque le ministère chinois du commerce a confirmé qu’il n’examinerait pas seulement la taxe de 50 % imposée par le Mexique sur les voitures chinoises, mais aussi une liste d’autres nouvelles mesures commerciales.
Le même jour, Pékin a ouvert une procédure antidumping contre les noix de pécan mexicaines, accusant leurs exportateurs de les vendre à des prix déraisonnablement bas. Il s’agit de l’une des mesures les plus fermes prises par Pékin à l’encontre des pays qui soutiennent les États-Unis dans la restriction du commerce chinois.
Cette annonce fait suite à la proposition d’un projet de loi au Mexique qui augmenterait les droits d’importation sur plus de 1 400 produits, dont l’acier, les textiles et les automobiles. Tous les pays qui n’ont pas conclu d’accords commerciaux avec le Mexique seraient concernés, mais la Chine serait particulièrement touchée.
Selon le Financial Times, le ministère chinois du commerce a déclaré que les droits de douane proposés “nuiraient gravement aux intérêts des entreprises chinoises en matière de commerce et d’investissement”. L’enquête est menée conformément à la législation chinoise, qui vise à maintenir “l’ordre dans le commerce extérieur, selon le ministère.
Au début du mois, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a publiquement minimisé l’importance de la controverse. “Nous avons d’excellentes relations avec la Chine et nous voulons les maintenir, a-t-elle déclaré, soulignant que les droits de douane visaient à protéger l’industrie nationale et non à provoquer une confrontation mondiale.
Toutefois, ces propos n’ont guère fait changer d’avis Pékin. Le calendrier des droits de douane – quelques mois avant la renégociation prévue en 2026 de l’accord commercial entre les États-Unis, le Mexique et le Canada – n’a fait qu’attiser le feu.
La Chine est le principal fournisseur de voitures au Mexique, ce qui rend le prélèvement de 50 % sur les automobiles particulièrement tangible. Cette décision fait suite aux pressions croissantes exercées par le président américain Donald Trump, dont l’administration a poussé les alliés à isoler économiquement la Chine.
Le Mexique est fortement tributaire du commerce avec les États-Unis, car plus de 80 % de ses exportations passent par la frontière nord. Cette dépendance rend le Mexique vulnérable aux exigences américaines, notamment en matière d’immigration, de politique d’investissement et de commerce transfrontalier.
Les responsables américains ont accusé à plusieurs reprises la Chine d’utiliser le Mexique pour contourner les droits de douane américains. En réponse, Pékin examine de près ce qu’il appelle “d’autres mesures restrictives en matière de commerce et d’investissement” adoptées par le Mexique au cours des dernières années.
Le projet du Mexique de mettre en œuvre un nouveau mécanisme de contrôle de la sécurité nationale, similaire au comité américain sur les investissements étrangers, qui renforcerait la surveillance des capitaux et des opérations commerciales chinoises au Mexique, est particulièrement préoccupant.
Le ministère du commerce de Pékin a également lancé une enquête antidumping d’un an sur les exportations mexicaines de noix de pécan.
Les fonctionnaires ont déclaré qu’il existait des “preuves” que le Mexique avait vendu des noix de pécan à la Chine à des prix inférieurs à leur juste valeur marchande, ce qui a entraîné une surabondance d’importations et une baisse des prix. L’enquête pourrait être prolongée de six mois si nécessaire.
Malgré le fait que les noix de pécan ne représentent qu’une petite partie de l’ensemble des relations commerciales, Pékin a soigneusement ciblé ce secteur. L’année dernière, le Mexique a exporté pour environ 5,7 milliards de dollars de marchandises vers la Chine, tandis que la Chine a expédié pour 115 milliards de dollars de marchandises vers le Mexique.
Bien que la Chine ait peu d’influence directe, elle a montré dans des différends antérieurs, tels que ceux concernant l’industrie européenne du porc, qu’elle n’a pas besoin d’un énorme volume d’échanges pour exercer une pression tangible.