📌 Le département du Trésor américain a abaissé ses prévisions d’emprunt pour le dernier trimestre à 569 milliards de dollars. Le département du Trésor américain a abaissé son estimation des besoins d’emprunt pour le quatrième trimestre à 569 milliards de dollars, alors qu’il prévoyait 590 milliards de dollars en juillet.
Ce changement est dû à des réserves de trésorerie initiales plus importantes et à des recettes plus élevées que prévu.
Le Trésor a commencé le mois d’octobre avec environ 891 milliards de dollars de liquidités, ce qui est plus que prévu (850 milliards de dollars), réduisant ainsi le besoin urgent d’emprunter.
L’estimation des emprunts fédéraux du département du Trésor américain pour les trois derniers mois de l’année a été abaissée à 569 milliards de dollars en raison de l’amélioration de la position de trésorerie et de l’augmentation des recettes.
Les emprunts à court terme ont totalisé 21 milliards de dollars pour le trimestre qui s’est achevé mercredi, en baisse par rapport aux prévisions de 590 milliards de dollars annoncées en juillet, ce qui indique une diminution des emprunts à court terme. Les fonctionnaires attribuent principalement ce changement au fait que les liquidités disponibles étaient plus importantes que prévu au début du trimestre.
Le Trésor aurait disposé d’environ 891 milliards de dollars de liquidités au début du mois d’octobre, dépassant ainsi les prévisions estivales de 850 milliards de dollars. L’utilisation d’une grande partie de ces fonds a permis à l’agence de ralentir le taux d’augmentation de la dette nationale pour couvrir les dépenses et rembourser les obligations, tout en répondant à tous les besoins.
La réduction des besoins en fonds du Trésor est le résultat d’une gestion prudente des liquidités, en particulier après des mois d’émission active de titres de créance au début de l’année pour reconstituer les réserves après la suppression de la limite de la dette de l’État.
Au cours des derniers trimestres, le ministère des finances a intensifié les ventes de bons à court terme pour reconstituer les réserves. Toutefois, grâce à des recettes fiscales élevées et à des dépenses modérées, le ministère a accumulé un “coussin de sécurité” beaucoup plus important que prévu. Selon les experts, cela pourrait atténuer quelque peu la pression sur les marchés obligataires, causée par les volumes élevés de l’offre et la hausse des taux à long terme.
Selon les évaluations des analystes citées par le Financial Times, la réduction des besoins d’emprunt est un signal positif pour le retour à un fonctionnement normal du mécanisme de gestion des liquidités du Trésor. En outre, la réduction des besoins d’emprunt peut contribuer à la stabilisation des rendements du Trésor, ce qui permettra aux investisseurs de prévoir plus facilement l’évolution des taux d’intérêt de la Fed.
Toutefois, les économistes notent que cette baisse n’est pas le signe d’un resserrement budgétaire général. Les dépenses fédérales restent élevées et le total des emprunts reste bien supérieur aux niveaux d’avant la pandémie. Le Trésor reste confronté à d’autres défis.
Globalement, le Trésor a l’intention d’emprunter environ 578 milliards de dollars entre janvier et mars 2026, en supposant un solde de trésorerie de 850 milliards de dollars en fin d’année.
Cette estimation est conforme aux projections précédentes, soulignant que les emprunts importants du gouvernement devraient se poursuivre au cours des prochains trimestres. Cela est dû au fait que le gouvernement continue à dépenser beaucoup pour les programmes sociaux, les projets d’infrastructure et d’autres initiatives.
Parallèlement, les acteurs du marché s’attendent à ce qu’un équilibre entre les billets à ordre, les billets et les obligations soit maintenu dans le placement des titres de créance. La tâche principale consiste donc à élaborer un plan d’émission qui assurera le niveau de liquidité nécessaire pour toutes les échéances sans déstabiliser le marché des obligations d’État.
En tout état de cause, que l’économie américaine ralentisse ou que les autorités fiscales ne parviennent pas à trouver une solution budgétaire à long terme, la réduction actuelle semble insignifiante dans le contexte des volumes d’emprunt historiquement élevés prévus pour le 4ème trimestre. – La dernière chose qui mérite d’être notée est que la persistance du déficit budgétaire nécessitera une gestion encore plus sophistiquée de la dette. Cela signifie que le problème de l’offre excédentaire n’apportera qu’un soulagement temporaire aux investisseurs.